Le Saviez-vous ?
De 1921 à 2017 : 6 secrétaires généraux à l’Union Régionale !

1921- 1947 : Charlemagne Broutin, « défricheur»

Charlemagne Broutin, après avoir été à l’origine du syndicat professionnel des cheminots, ainsi que du syndicat libre des métallos, devient secrétaire général de la nouvelle union régionale des syndicats libres, créée le 25 avril 1920. Sous son impulsion, l’Union Régionale se développe rapidement, triple ses effectifs en 6 mois, crée un hebdomadaire syndical “Le nord Social” , ainsi que l’Ecole normale Ouvrière (ENO) pour la formation des militants. «Par son style direct, ses gestes vifs et naturels, son regard perçant, il était une force de conviction incomparable qui s’imposait» (André Glorieux, son successeur). En lien très étroit avec la Confédération, Il est surnommé “l’Empereur du Nord”

 

1947- 1975 : André Glorieux, bâtisseur infatigable

Né à Roubaix en 1910, d’un père ouvrier dans la teinture et d’une mère repasseuse, il grandit dans un quartier populaire. Formé à l’ébénisterie dans une école professionnelle, il participe à la fondation de la JOC en 1927, et entre dans une entreprise de menuiserie. Il adhère d’abord à la CGT, puis après une grève infructueuse menée par un syndicaliste extérieur à l’entreprise, il rejoint la CFTC en 1928. Permanent en 1933 à l’Union locale de Roubaix , puis à Tourcoing, il devient secrétaire général de la région en 1947, puis trésorier de la Confédération en 1955. Lors de l’évolution de la CFTC en 1964, il cherche d’abord à concilier les différentes positions, respecte la décision majoritaire du congrès de 1964 et entraîne avec lui pratiquement toutes les composantes du Nord. Démocrate intransigeant, d’abord avec lui-même, humaniste convaincu, attentif à l’opinion des autres, André Glorieux a marqué plusieurs générations de militants sensibles à son humeur égale, à sa grande courtoisie, et la qualité de la préparation des questions qu’il traitait. Il a toujours eu une préoccupation forte pour la formation tant syndicale que professionnelle. Il a été un des artisans de la fondation du CREFO (Centre Régional d’Education et de Formation).

 

1975-1988 : Julien Delaby, inventif et visionnaire

Fils de Louis Delaby, une grande figure de la CFTC mineurs, Julien est né à Méricourt en 1933. Il adhère à la CFTC dès son entrée au travail à 14 ans, en 1947, comme typographe à La Centrale, imprimerie de la fédération des mineurs CFTC. En 1957, à 24 ans, il devient secrétaire de l’Union locale de Lens et anime la commission des jeunes de l’Union Départementale. A 30 ans, il devient permanent du Pas-de-Calais. En 1964, lors de l’évolution de la CFTC qui devient CFDT, il conduit la réflexion pour maintenir l’Union départementale dans la CFDT (sauf les mineurs).

Julien Delaby rejoint en 1975 l’Union Régionale et en devient le secrétaire général jusqu’en 1988. Au Bureau National de la CFDT, il sera un des piliers aux avis écoutés. Dans une époque où le syndicalisme traverse une crise d’identité, il aide à rechercher de nouvelles pistes en s’appuyant sur notre histoire régionale et notre partenariat avec nos voisins belges. Il prône un syndicalisme qui garde sa fonction revendicative mais qui a l’ambition de transformer la société et la vie quotidienne en développant de nouveaux outils,
Au sein du CESR, où il siége de 1988 à 2001, il amène une vision prospective de l’avenir de notre région au plan économique, social et culturel. Il fait preuve d’inventivité (comme l’idée du TER Régional). Sensible au secteur de l’économie sociale et solidaire, il incite le syndicalisme à mieux prendre en charge la formation continue.

1988-1998 : Jean-Marie Toulisse, la négociation au coeur

Né a Beuvrage dans le Nord, en 1947, Jean-Marie Toulisse débute sa vie professionnelle comme caissier-manutentionnaire en 1965 aux Halles de Valenciennes avant d’être ensuite employé aux HBNPC (Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais). Il adhère à la CFDT en 1968. Permanent à la fédération CFDT des mineurs en 1971, il devient ensuite permanent CFDT du Pas-de-Calais, puis animateur de la CFDT Artois-Douaisis de 1976 à 1978 avant de rejoindre l’Union Régionale et d’en occuper les fonctions de Secrétaire Général de 1988 à 1998. Ensuite il rejoint la Commission Exécutive de la Confédération, dans l’équipe de Nicole Notat jusqu’en 2006. Il occupe la fonction de trésorier et est chargé de négocier la Réforme des retraites 2003, les Accords nationaux sur les Retraites Complémentaires, l’Accord National Interprofessionnel Emploi des Seniors 2004 et l’Accord National Indemnisation du chômage 2005. Il poursuit son engagement dans la région sur les questions de retraites, dialogue social, négociation, d’intergénérationnel.

 

1998-2010 : Phillippe Perrault, à la barre

Né en 1955, à Etaples, Philippe Perrault entre à la Française de Mécanique, à Douvrin, comme électro-mécanicien. A la CFDT, il occupe des responsabilités syndicales au sein de l’entreprise puis au syndicat de la métallurgie et à la CFDT Artois-Douaisis. En 1997, il rejoint le secrétariat régional, où il est chargé de la formation syndicale et des problèmes de vie en société. Un an plus tard, il est élu secrétaire général de l’Union Régionale. Chargé des questions du développement économique de la région, il oeuvre pour l’emploi et pour tenir la barre d’une CFDT qui puisse peser auprès des décideurs et… qui aura su faire preuve de cohésion.
Depuis 2010, il continue son engagement dans la Macif au plan national.

 

2010- 2017 : Pascal Catto,  pour faire entrer  la CFDT dans le 21 ° siècle

Originaire de Boulogne-sur-Mer, Pascal Catto a été employé dans une entreprise de transports de fonds, y fait appliquer la convention collective, crée une section syndicale CFDT et finit comme représentant au Comité de groupe européen de l’entreprise. En 1995, à 27 ans, il devient secrétaire de l’Union Locale de Boulogne- sur- Mer. 7 ans plus tard, il prend en charge comme secrétaire régional les problèmes de formation et d’emploi avant d’être élu en 2010 secrétaire général de l’Union Régionale. Branché sur les nouveaux moyens d’informations et les réseaux sociaux, il cherche à développer la CFDT auprès des nouveaux publics, notamment jeunes et saisonniers. Il s’investit, à la demande de la Confédération, dans les négociations nationales sur l’Assurance Chômage. Et il mène, non sans difficulté, le processus de fusion entre l’Union Régionale Nord Pas de Calais et l’Union Régionale Picardie, qui donne naissance  à l’Union Régionale CFDT Hauts de France, lors d’un congrès à Amiens.

 

Et depuis le 7 Décembre 2017 : Bienvenue à la CFDT Hauts de France !

 

Au Congrès d’Amiens, c’est Michel Crepin, originaire du SGEN, et de l’Artois-Douaisis, qui prend alors les rênes de la nouvelle entité régionale.

 

 

 

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